Oli Cima | guitariste | guitare | musique | artiste

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Reportage télévisé | Moodio TV | Oli Cima | Karim Bagilli | octobre 2008 | Retranscription texte

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Didier Mélon
-" Ce sont des musiciens que je connais, depuis belle lurette maintenant, et qui sont actifs, chacun, dans un univers qui leur est propre, évidemment, et je crois qu'il y a un côté sud et méditerranéen chez les deux artistes qui pouvaient se rencontrer. Deux univers et deux personnalités différentes. La rencontre du flamenco, d'Olivier, par exemple, est quelque chose que je trouve tout à fait intéressant, voir étonnant : ce garçon qui se plonge dans l'Espagne et le flamenco avec une gourmandise, comme ça... Karim, qui est un être beaucoup plus aérien, qui soigne la mélodie à l'extrême. La force d'Olivier et la dentelle de Karim, à mon sens, pouvaient se rencontrer aisément."

Karim Bagilli
-" Alors, que va-t-on entendre ce soir ? Des compositions à Olivier Cima, des compositions à moi-même que l'on va jouer avec ses musiciens à lui et moi je vais jouer ses compositions avec mes musiciens et c'est une grande décomposition influencée de flamenco, de musique arabe et de la personnalité de chaque personne qui est sur scène."

Oli Cima
-" Alors moi, mon père est italien et ma mère est belge et j'ai commencé la guitare à 14 ans. J'ai en fait un parcours très éclectique. Je me suis mis au flamenco sur le tard sinon j'ai commencé par la guitare classique puis j'ai fait de la guitare électrique. Beaucoup de rock et ensuite je me suis mis au jazz. Après ça j'ai commencé à faire du flamenco.
Ma copine est danseuse. J'ai été avec elle en Andalousie et là, quand j'ai vu, quand j'ai vraiment été confronté au flamenco traditionnel, c'est ce qui a déclanché le fait de m'impliquer beaucoup plus dans cette musique. Je tenais à préciser que je ne suis pas vraiment un guitariste flamenco."

Karim Bagilli
-" Ca rejoint ce que Olivier dit : je ne prétends absolument pas être un guitariste flamenco traditionnel. J'utilise la technique, principalement la technique de la main droite. Forcément, des harmonies, des rythmes. Forcément c'est une musique qui parle et forcément c'est ce qui peut un peu nous unir aussi.
Mon père est jordanien, ma mère est serbo-croate et moi, je suis né en Belgique. Mon parcours : j'ai commencé à 16 ans par la guitare électrique. Je suis en fait tombé fou amoureux de cet instrument un peu grâce au groupe Dire Straits. C'est drôle parce que ce guitariste joue avec les doigts or la guitare électrique se joue souvent avec des plectres comme des onglets. Donc j'ai été inspiré par le fait de jouer avec ces doigts. A 20 ans, j'ai découvert le flamenco en rencontrant un guitariste belge mais qui joue merveilleusement bien du flamenco. J'étais beaucoup trop fou et passionné, amoureux pour que l'on me dise ne fais pas ça, ne fais pas ci. Je ne faisais que ce que je voulais et c'était l'explosion d'amour pour cet instrument. J'ai rencontré Marc Etovelet qui m'a donné une heure de cours qui m'a changé, je peux le dire, qui a changé toute ma vie et qui m'a donné du travail pour deux ans, en fait. Le oud, je respecte la sonorité du oud et je le mets dans mes compositions qui ont peut-être un tempo, un rythme rumba ou tango un peu flamenco. Le oud rencontre rythme flamenco mais ne fait pas du flamenco."

Oli Cima
-" Je pense que même pour quelqu'un qui n'est pas musicien, voyager, c'est une formation de vie et c'est clairement une source d'inspiration."

Karim Bagilli
-" Pour moi, le voyage, c'est très intérieur aussi et donc je passe beaucoup de temps à, on peut appeler ça réfléchir, on peut appeler ça voyager aussi."

Festival Cap Suds 2008